L'embryon
humain résulte
de la fécondation,
puis de divisions de
la cellule œuf qui
se produisent dans les
heures suivant un rapport
sexuel. |
Dans la
Grèce Antique
c'est le Père
qui est à l'origine
de la procréation. |
"Ce
n'est pas la mère
qui engendre ce qu'on
appelle son enfant. Elle
n'est que la nourrice
du germe versé en
son sein; celui qui engendre,
c'est le père.
La femme, comme dépositaire étranger,
reçoit d'autrui
le germe, et s'il plaît
aux Dieux elle le conserve".
Extrait
de "Les Euménides".
Eschyle (Ve siècle
avant J.C.). |
Chez les
Égyptiens le mâle
joue, dans la reproduction,
un rôle exclusif. |
"Aucun
enfant n'est par eux
considéré comme
illégitime alors
même qu'il est
né d'une mère
esclave, car, selon la
croyance commune, le
père est l'unique
auteur de la naissance
de l'enfant, auquel la
mère n'a fourni
que la nourriture et
la demeure…".
Extrait
de "La bibliothèque
historique".
Diodore de Sicile
(Ier siècle
avant J.C.). |
Après
la découverte
de l'ovule par Régnier
de Graaf on situe l'origine
des êtres vivants
dans celui-ci. |
"Au
XVIIIème siècle,
c'est tout naturellement
l'ovule que certains
considèreront
comme le germe universel.
C'est dans la femelle
qu'ils logeront ces miniatures
d'animal, ces petites
poupées dont l'existence
leur semble indispensable
pour éclaircir
le mystère de
la reproduction".
Extrait
de "La Formation
de l'être".
Jean Rostand (1930). |
Après
l'observation par Leeuwenhoek
des spermatozoïdes,
les scientifiques de
l'époque sont
divisés en deux
courants de pensée
: les épigénistes
(l'embryon est formé à partir
de matière inorganisée)
et les préformationnistes
(l'embryon est complètement
formé dans l'œuf)
puis chez ces derniers,
les ovistes (germes dans
l'œuf) et les animalculistes
(germes dans le spermatozoïde). |
"[…]
Voici que s'affirment
deux idées capitales
qui, […] sont
logiquement liées
et qui auront la vie
longue : idée
de la préformation
de l'être dans
le germe, idée
de l'emboîtement
des germes. Suivant la
première, l'être
possède déjà,
en infiniment petit,
dans le germe, toutes
ses parties sans exception
: nerfs, vaisseaux, muscles,
glandes, os… Pour
devenir absolument conforme à l'adulte
il n'aura qu'à grandir, à s'épanouir à se
développer. Dans
l'idée de l'emboîtement,
tous les êtres
sont contemporains […]
Le parent n'engendre
pas son descendant qui
ne dérive pas
de lui. Tous les individus
sont frères ;
tous sont aussi vieux,
aussi anciens les uns
que les autres. Tous
ils furent créés
simultanément,
en bloc, ne différant
que par la taille et
l'ordre de l'emboîtement.
La première femme
contenait en elle non
seulement toute la population
qui jusqu'à présent
occupa la Terre et toute
celle qui à l'avenir
l'occupera, mais encore
la multitude virtuelle
des individus qui ne
naquirent pas".
Extrait
de "La formation
de l'être".
Jean Rostand (1930). |