| Notion du programme |
Contexte historique |
Extraits de texte |
Les
risques de contamination
et d'infection sont limités
par la pratique de l'asepsie
et par l'utilisation de produits
antiseptiques |
A
l'époque de Pasteur
les chirurgiens ne comprenaient
pas pourquoi la plupart des
malades opérés
mourraient d'une infection
généralisée.
Pasteur leur donne les bases
de l'asepsie dans les salles
d'opération. Ces méthodes
révolutionneront la
médecine et sauveront
de très nombreux malades. |
"[…]
Cette eau, cette éponge,
cette charpie avec lesquelles
vous lavez ou vous recouvrez
une plaie y déposent
des germes qui ont une facilité extrême
de propagation dans les tissus.[…]
Si j'avais l'honneur d'être
chirurgien, pénétré comme
je le suis des dangers auxquels
exposent les germes des microbes
répandus à la
surface de tous les objets,
particulièrement dans
les hôpitaux, non seulement
je ne me servirais que d'instruments
d'une propreté parfaite,
mais après avoir nettoyé mes
mains avec le plus grand
soin […] , je n'emploierais
que des bandelettes, des éponges
préalablement exposées
dans un air porté à la
température de 130 à 150°C.
Je n'emploierais jamais qu'une
eau qui aurait subi une température
de 110 à
120° C. De cette manière,
je n'aurais à craindre
que les germes en suspension
dans l'air autour du lit du malade".
Extrait du
discours de Pasteur devant
l'Académie des
Sciences (1878). |
| Notion du programme |
Contexte historique |
Extraits de texte |
Des antibiotiques appropriés permettent d'éliminer les bactéries. Ils sont sans effet sur les virus.
|
En 1928, Alexander
Fleming retrouve, en revenant
de vacances, une culture
de staphylocoques contaminée
par un champignon appelé Penicillium.
De plus il constate que les
staphylocoques semblent avoir
disparu autour de la moisissure.
Il réalise alors des
expériences avec différentes
souches de microbes. |
"Au cours
du travail avec différents
staphylocoques un certain
nombre de cultures furent
mises de côté et
examinées de temps
en temps. Lors de l'examen,
ces cultures étaient
exposées à l'air
et ensemencées par
différents micro-organismes.
On remarqua qu'autour d'une
grande colonie de champignons
polluant les colonies de
staphylocoques, une grande
zone du milieu était
devenue transparente et sans
aucun doute en voie de dissolution".
Extrait de "Compte-rendu
de l'effet de la Pénicilline" devant
le Medical Research Club
par Alexander Fleming.
(13 février 1929) |
| Notion du programme |
Contexte historique |
Extraits de texte |
La vaccination permet à l'organisme
d'acquérir préventivement
et durablement une mémoire
immunitaire relative à un
micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques. |
Ayant oublié des
cultures de bacille cholérique
pendant quelques temps, Pasteur
se livre à des injections
de cette culture à des
poules. |
"Voici vingt
poules qui n'ont jamais subi
les atteintes de la maladie
; je les inocule avec le
microbe très virulent.
Le lendemain elles sont toutes
couchées, très
boiteuses ; en 48 heures
les vingt poules ont péri.
Voici d'autre part, vingt
poules préalablement
vaccinées au maximum
(c'est-à-dire des
poules ayant reçu
trois ou quatre fois des
injections de microbes très
atténués) ;
elles sont inoculées à la
même heure que les
précédentes, à la
même place, par le
même microbe, employé en
même quantité.
Le lendemain, toutes sont
vives, alertes, mangent,
gloussent".
Extrait des "carnets
d'expériences" de
Pasteur (septembre 1885). |
| Notion du programme |
Contexte historique |
Extraits de texte |
| La vaccination
permet à l'organisme
d'acquérir préventivement
et durablement une mémoire
immunitaire relative à un
micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques. |
Après
avoir protégé des
chiens de la rage par injections
répétées
de moelle de lapins contaminées
et vieillies, Pasteur passe,
non sans crainte, à l'homme
avec Joseph Meister. Le résultat
fut à la hauteur de
ses espérances car
Joseph Meister guérit. |
"[…]
J'étais arrivé à avoir
cinquante chiens absolument
réfractaires à la
rage lorsqu'inopinément
se présentèrent à mon
laboratoire, le 6 juillet
1885, trois personnes arrivant
d'Alsace, parmi lesquelles
Joseph Meister, âgé de
neuf ans, mordu cruellement,
le 4 juillet par un chien
enragé. Il portait
de nombreuses blessures… La
mort paraissant inévitable
[…] je me décidai,
non sans de vives et cruelles
inquiétudes, à tenter
sur Joseph Meister la méthode
qui m'avait constamment réussi
sur les chiens, car j'avais
déjà obtenu
l'état réfractaire à la
rage sur un grand nombre
de chiens après morsures".
Extrait de "Le
traitement de la rage".
La Revue Scientifique.
Pasteur (1886). |